AFTER THE COLD RAIN

nobody's crying. you wasted too much time chasing after happiness.

28.05.08

nous rirons.

je sens soudain l'envie de laisser mes doigts pianoter sur le clavier. écriture automatique.
je m'étonne de la rapidité et de la simplicité requises pour atterrir là, sur cet espace blanc. Je connais encore mon identifiant et mon mot de passe.
je vais plus ou moins bien, si vous tenez à le savoir. Tout dépend de la pression atmosphérique. Plutôt bien. Trois "je" qui s'alignent en colonne, regarde. Ah. ça faisait longtemps que je n'avais pas joué à la narcissique dépressive. Je m'invente sarcastique. En fait, j'ai aujourd'hui un regard assez critique de cette période où je me laissais submerger par les émotions.
Entre temps, j'ai grandi ?
Wahrscheinlich. Non, j'ai juste reporté l'irrationnel sur un jeune homme. Ne t'inquiète pas, je suis parvenue à rester assez froide. détachée. Plus que lui cependant.
Je l'aimais, et peut-être encore aujourd'hui. On verra le 17 juin, lorsque j'aurais mis le point final à mes années lycées à travers un examen bien trop formaté.
Quoi qu'il en soit, il fut mon année, le futur diplômé de central saint martin's.  Mais je raconterai tout ça avec nostalgie l'année prochaine,de mon foyer d'étudiante ou de ma chambre de bonne, si j'intègre sciences po. Fingers crossed please.
C'est tout. 
Eric, si vous passez, veuillez m'excuser  de l'impolitesse récurrente dont j'ai fait preuve. Je pensais à votre mer. Assez souvent.

Posté par lae_ à 09:38 PM - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02.12.07

Samedi.

Il est important de noter Londres sous le soleil.
Je me suis levée à 7.30 pour aussitôt plonger dans des calculs de dérivées. Migraines. Tu m'attendais sur Piccadilly. Tu as acheté de la peinture, un pull gris. A 14.00 je remarquai à quel point j'aimais courir dans le métro et comme je détestais les touristes qui se développent horizontalement et m'empêchent de poursuivre ma course. J'étais en retard de plus ou moins une demi-heure.
Un magasin de Broadwick Market, Soho. Du tissus, une odeur de boutique second-hand, le repaire des étudiants en fashion design et des  costumiers du West-End. Tu désirais que je trouve ici l'inspiration.
Yauatcha. La vendeuse non asiatique rit intérieurement de nos visages perplexes. Blue tea Fig violet Coconut Rasberry lychee Pachan et Hibiscus. Notre luxe que nous nous empressons d'aller déguster à Saint James Park.
Je pense à Mrs Dalloway. Rezia qui entend Big Ben sonner alors qu'elle est avec Octopus dans le parc. J'embrasse ces saveurs exotiques. Les feuilles volent. Les passants traversent la pelouse. Vent. Pluie.
Pluie.
Nous courons, j'ai ton sweatshirt sur la tête. La pluie nous fouette. Mes lèvres gelées, des rires. Sur le pas de la porte, un au-revoir précipité, comme d'habitude je rentre plus tard que prévu.

Royal festival hall. G. m'a invitée à voir le London Philharmonic Orchestra jouer la neuvième de Beethoven. Assis à des places de premier choix, -un cadeau de ses parents- nous sourions excessivement à cette musique. G. se laisse emporter par la musique et s'improvise chef d'orchestre. Du haut de notre balcon, nous sommes des enfants gâtés.

Nous rejoignons une soirée d’anniversaire à Fulham. Ces soirées où les gens trop nombreux se reconnaissent à peine, boivent trop, fument à outrance. Ces soirées qui m’indisposent de plus en plus. Forcée de constater que P. m’a manqué et de repousser les personnes en manque d’amour.

Dimanche.

Heavy rain.

Posté par lae_ à 12:31 PM - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01.11.07

She's lost control.

Je suis en train de refaire mes valises. Il fera beau et chaud (17°C) à Londres. Il me tarde. Je vais laisser des larmes ici. Parce que mes dearest F. et C. n'ont pas le sourire que j'attendais tant de revoir. J'ai réalisé avec douleur à quel point mon éloignement déposait un voile sur elles. Je ne suis plus celle "de tous les jours".
Une de mes principales motivations à revenir fin octobre avait été de voir mes parents ensemble une dernière fois, et assister mon frère et ma soeur. Vaine peine. La colère et l'exaspération sont nés, ma présence ne sert définitivement à rien, et aussitôt l'envie de retourner à Londres, mon échapatoire miracle.
Et apparemment, il y aura quelqu'un à étouffer de mes bras une fois débarquée de l'avion. Et des projets de voyages à formuler sur le chemin entre l'aéroport et Central London.
Je m'attendris.

Posté par lae_ à 05:16 PM - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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